Signification mandala

Moi

Contrairement à la psyché qui représente la totalité de la personne, le Moi n’est qu’une partie de la psyché.

Moi et inconscient

Toute expérience induit deux types de conséquences :
- une inscription dans la conscience parfois (mais il faut l’accepter, la plupart des informations qui nous sont présentées glissent totalement sur notre conscience),
- une autre inscription dans l’inconscient.

Un exemple prouve ce fonctionnement. Une personne a perdu ses clefs. Durant la nuit, elle rêve de l’endroit où se trouve l’objet de ses préoccupations, se réveille, et retrouve donc ses clefs à l’endroit indiqué dans le rêve : son inconscient, qui enregistre toute les informations, avait retenu celui-ci alors que la conscience, dont les capacités sont limitées, l’avait rejeté. Durant le rêve, inconsciemment, le sujet a poursuivi sa recherche. En lien direct avec son inconscient, il a pu retrouver l’information.

Ainsi, si la psyché est la totalité d’un individu, le Moi, qui est le centre de la conscience, est tout ce qui ne relève pas de l’inconscient.

Cette définition n’est pas parfaitement juste (puisque le Moi comprend aussi des éléments inconscients et ne se limite donc pas seulement à la conscience), mais elle a l’avantage de montrer que le Moi n’est qu’une petite partie de la psyché.

Reconnaître les limites du Moi

Le Moi est donc très limité par rapport au Soi.

Reconnaître cette limitation du Moi, c’est ce que le terme de castration désigne en psychanalyse.

La limite, c’est le contour du Mandala.

Mais c’est aussi celle qui permet de délimiter le centre. Un mandala, comme tout sujet, comporte ces deux limites :
- une limite externe pourrait-on dire, avec l’extérieur, le Soi collectif, l’anima mundi,
- une limite intérieur, entre le Moi et le Soi individuel.

Dans tous les cas, reconnaître que le Moi n’est qu’une part de notre psychisme, qui passe par un travail sur les limites, est le moyen de s’ouvrir à l’absence de limites. C’est le chemin à suivre par le disciple dans le bouddhisme.

A. Desjardin (Le Vedanta et l’inconscient, La table Ronde, Paris, 1979, P. 20) rapporte : "Dès le départ, le disciple en vous a eu un sentiment. Il a senti qu’il existait une réalité plus vaste que l’égo (équivalent du moi). On a appelé cette réalité religieuse, divine, surnaturelle, métaphysique. Ce qui est important, c’est comment le disciple en vous l’a sentie : plus vaste que les peurs, que les désirs, que le jeu de l’action et de la réaction, que l’opposition, la contradiction, l’attraction, la répulsion. Le disciple d’abord est faible..."

C’est dans sa faiblesse que le moi permet d’accéder à un au-delà, des peurs, désirs... C’est dans et par sa limitation que l’Homme accède à sa grandeur.


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