Signification mandala

Définition mandala

A partir de l’étymologie du mandala, on découvre que ce dessin se construit autour de la symbolique du cercle et du centre, et que son intérêt devient immense dans la psychologie des profondeurs comme on appelle la pensée de Jung.

Jung était un médecin, contemporain de Freud et son successeur désigné, mais qui s’en est finalement écarté en raison notamment de son hypothèse d’un inconscient collectif, d’une structure inconsciente commune à tous les Hommes, une matrice que l’on ne peut connaître que par des projections, et par le mandala en particulier.

Étymologie Mandala

"Mandala", en sanscrit (ancienne langue indo-européenne, utilisée par les érudits), signifie "cercle" et aussi "cercle magique".

Sa symbolique comprend toutes les figures disposées concentriquement, toutes les figures, rondes ou carrées, ayant :
- un centre,
- ainsi que toutes les dispositions radiaires ou sphériques, pour n’en citer que les formes les plus importantes.

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Exemple mandala antique tibétain

La contemplation du mandala

Le mandala désigne le cercle rituel ou magique utilisé comme yantra, comme instrument de contemplation, dans le lamaïsme, en particulier, mais aussi dans le yoga tantrique.

Les mandalas orientaux sont des figures établies par la tradition dans leur utilisation culturelle ; ils ne sont pas seulement dessinés ou peints mais peuvent aussi être représentés plastiquement à l’occasion de certaines fêtes.

Pour un lama, les mandalas qu’on peut voir dans les temples et les monastères n’ont pas de signification particulière puisqu’il n’ont que des représentations extérieurs. Le véritable mandala est toujours une image intérieure, graduellement construite par l’imagination active.

La symbolique du mandala

Jung synthétise la symbolique du mandala dans Psychologie et Alchimie, à la page 261 de l’édition Buchet-Chastel : "Le symbole du mandala représente une donnée psychique autonome caractérisée par une phénoménologie qui se répète toujours et reste identique partout.

Il semble bien être une sorte d’atome central dont la structure interne et la signification nous sont inconnues.

Nous pouvons y voir aussi le reflet réel (c’est à dire agissant) d’une attitude de la conscience qui ne peut déclarer ni son but ni son intention et qui, du fait de ce renoncement, projette son activité toute entière dans le centre du mandala. Cette projection est considérée ici comme un phénomène spontané, et non comme l’extrapolation délibérée de quelque chose. Ce n’est pas un phénomène de volonté.

La force contraignante nécessaire à cette projection réside toujours dans une situation de laquelle l’individu ne sait comment se sortir autrement."

Ainsi, le mandala est une création spontanée, une projection de notre structure inconsciente réalisée grâce à notre faculté créatrice.

Un symbole spontané de la totalité

Marie-Louise Von Franz, spécialiste de Jung, ne pouvait pas le contredire... Dans son ouvrage Reflets de l’âme, elle indique (page 232 de l’édition Entrelacs) :

"Comme par miracle, dans le domaine psychique inconscient aussi, la possibilité de la réflexion est liée à un facteur inconnu qui devient manifeste au seuil de la conscience, dans les songes ou les fantasmes spontanés, sous forme d’une structure mathématique d’ordre cristallin, à savoir le symbole du mandala.

Ce centre psychique, que Jung a désigné du terme de Soi, se représente lui-même au moyen d’un mandala et, quand il représente la totalité réfléchie, il est le plus souvent exprimé symboliquement par des structures mathématiques, subdivisées en quaternités, ou encore illustré par le symbole du cristal."


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